Fake news : pratique qui suscite interrogations et inquiétudes

Fake news = fausses nouvelles est un terme qu’on attend de plus en plus. Cette expression anglaise signifie « fausses nouvelles » en français. Elle désigne des informations fausses, volontairement truquées relayées sur les réseaux sociaux et par certains médias.

Ces dernières années, ce phénomène à pris de l’ampleur. De l’élection présidentielle de 2016 aux États-Unis, en passant par l’annonce d’une nouvelle loi visant à lutter contre les fake news par le Président Macron en janvier 2018.

Quelques exemples de fake news les plus connues sont :
  • le soutien du Pape François à Donald Trump quand il était candidat à la présidence des États-Unis.
  • Une vidéo de l’aéroport de la ville de Miami, inondé après le passage de l’ouragan Irma. En fait, il s’agissait d’une vidéo d’un homme marchant dans une zone remplie d’eau de l’aéroport de Mexico.
  • En août 2011, The Mail on Sunday, hebdomadaire britannique confirme la rumeur d’une faillite de la banque française Société générale. Il annonce que la banque avait  perdu d’argent dans des affaires financières liées à la Grèce et était «au bord du désastre ».
  • Des fake news  développées par Cambridge Analytica pour le compte de leurs clients, notamment pour influencer des élections.

Dans cet article, nous vous aidons à comprendre ce phénomène qui suscite de nombreuses interrogations.

Pour mieux cerner les fake news, nous partirons des chiffres du site comarketing-news pour qui;

  • les 3/4 des français ont déjà été exposés aux fake news.
  • 75% des Français estiment être confrontés à une information fausse destinée à les influencer, 18% déclarent même avoir été induits en erreur par cette information (18%).

Tout d’abord, les fake news se propagent par les réseaux sociaux (82% de citations). Ensuite, ils font  très peu confiance aux informations  (8% seulement font confiance aux informations diffusées).

En revanche les portails de médias traditionnels  propagent peu de fake news (19% de citations seulement). Expliquant en grande partie la confiance des Français à leur égard : 76%  jugent que ce sont des sources d’informations de confiance.

En droit français, la diffusion de fausse nouvelle est une infraction pénale prévue par l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse.

« La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.

Les mêmes faits seront punis de 135 000 euros d’amende. Lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi. De nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation ».

Toutefois, le président de la République française Emmanuel Macron, lors de ses vœux à la presse en janvier 2018. Il avait annoncé un projet de loi visant à lutter contre les fake news. Donnant ainsi la possibilité de saisir un juge et de déréférencer ou bloquer certains sites concernés.

Cependant, les pouvoirs du CSA doit lutter contre toute ingérence de médias étrangers, selon le Président.

Pourquoi la lutte contre les fake news provoquent-elle une opposition ?

Wikipédia considère que les GAFA: des journaux et des gouvernements sont favorables à la lutte contre les fake news. À l’opposé, des mouvements politiques et quelques intellectuels jugent cette lutte comme liberticide et dangereuse. Selon eux, ni les groupes informatiques (GAFAM) ni les gouvernements n’ont de légitimité à déterminer ce qui est vrai et ce qui est faux. D’autant plus qu’ils diffusent eux-mêmes des fake news.

Pour lutter contre les fake news, il faut des plateformes  capable de développer de bonnes pratiques. Deuxièmement, ils ne semblent pas faire confiance en l’autorégulation des acteurs concernés.

Par ailleurs, 76% des Français se sont déclarés favorables à la création d’une autorité publique indépendante.

Ainsi, en 2017, Mariya Gabriel, commissaire au numérique de la Commission européenne, annonce le lancement d’une consultation publique. Ainsi que la mise en place d’un groupe d’expert afin d’en tirer des recommandations et des bonnes pratiques.

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M.Souare

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