Le cashback sera-t-il autorisé en France dès janvier 2018 ?

Le cashback connu des e-commerces ou des cartes de crédit arrive chez nos commerçants.

À compter du 13 janvier 2018 la directive européenne sur les services de paiement (DSP2) entre en vigueur. Elle est issue de la directive (UE) 2015/2366 eu Parlement Européen et du Conseil du 25 Novembre 2015.

 

Nous ne sommes pas experts en textes juridiques mais quand on a lu des articles du type Les Echos, nous devions aborder le sujet.
Cette directive autorisera les commerçants à fournir des espèces à leurs clients lors d’un paiement par carte bancaire. Par exemple, pour 30 euros d’achat, le client peut demander à régler 40 euros par carte, pour récupérer 10 euros en liquide.

 

Cette pratique appelée cashback sera ainsi autorisée (à condition que ses modalités soient précisées).
Cette loi entraine d’ores et déjà une divergence entre les commerçants et les banques : les premiers sont très favorables et les seconds beaucoup moins.
Ce concept permettra aux commerçants de satisfaire les besoins de certains clients; mais surtout de limiter les passages des transporteurs de fonds (ce qui réduit le risque d’attaque).
Les consommateurs auront le choix. Ils pourront se tourner vers une banque traditionnelle ou vers un nouvel acteur.

Pour les banques, ce service pénalisera les distributeurs de billets. Selon Les Echos:

 

« Les établissements bancaires français, qui détiennent un parc de près de 56.000 distributeurs de billets, s’inquiètent de leur rentabilité »

 

La problématique réside au niveau de l’application de cette directive en France, car elle doit être étudiée par le ministère de l’économie, qui doit plafonner le retrait.
Quant aux commerçants, une mise à jour des systèmes informatiques sera nécessaire pour distinguer un paiement à une demande de cashback.

Un nouveau type de cashback est né. Cependant, on fait de la digitalisation à rebours, après avoir vanté le paiement électronique sans contact, on revient aux billets.
Est-ce que la relation client-commerçant changera t’elle ? Quel sera l’impact pour l’économie numérique ? Nous pensons que ce texte ne fera qu’encadrer des pratiques réelles. Leur utilisation devrait être marginale sauf peut-être dans les petites communes françaises en manque de services.
Là où une banque doit mettre en place une organisation et de la sécurité, vu les faibles flux le commerçant sera plus souple.

Donc d’un point de vue client, tout ouverture de système ne peut-être que profitable à l’usage.

 

Europe - Le Cashback autorisé par la Communauté Européenne

Europe – Le Cashback autorisé par la Communauté Européenne

M.Souare

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